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le hollandais volant

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Localhost et HTTPS

lundi 7 janvier 2019 à 22:57

Le site web accessible depuis l’adresse « http://localhost » correspond à la boucle local : si votre ordinateur est accessible sur le port 80 dans votre navigateur, alors le site qui s’affiche correspond à votre ordinateur.

Ceci est vrai pour chaque internaute : par conséquent, obtenir un certificat SSL/TLS pour localhost est impossible (vu que le certificat sert justement à identifier un site unique).

Généralement, on utilise localhost pour avoir un serveur sur son propre ordinateur, pour pouvoir coder en local, par exemple. Aussi, il est parfois nécessaire d’avoir du https en local (surtout maintenant que les navigateurs considèrent tous les sites sans https comme dangereux).

Pour ça : mkcert.

Ce petit programme très simple va créer un certificat, non pas auto-signé (ce que les navigateurs n’aiment pas), mais signé par votre certificat personnel ! Par conséquent, les navigateurs le verront toujours comme valide !

Pour activer tout ça sous Apache, sous Linux Mint, on va :

Télécharger mkcert

Ça se passe ici. Perso je prends le fichier binaire directement (ici) : je prends le mkcert-v1.2.0-linux-amd64 et je l’enregistre sous le nom « mkcert » dans le dossier « ~/.mkcert ».

En ligne de commande ça donne (on crée le dossier, on récupère le fichier, on le marque comme exécutable) :

mkdir ~/.mkcert && cd ./.mkcert
wget -O mkcert https://github.com/FiloSottile/mkcert/releases/download/v1.2.0/mkcert-v1.2.0-linux-amd64
chmod +x mkcert

Mkcert a aussi besoin de certutils, un outil tiers, qui (sous Linux Mint) se trouve dans les dépôts :

sudo apt install libnss3-tools

Produire un certificat

Là, c’est tout con, on va produire un certificat avec mkcert. Juste deux commandes.

On créer un certificat local, puis on l’applique à un certificat pour localhost :

./mkcert -install
./mkcert localhost

Cela va créer deux fichiers, localhost.pem et localhost-key.pem

Activer le HTTPS dans Apache

Ensuite, on active le site HTTPS (sur le port 443) dans Apache.

On active SSL :

sudo a2enmod ssl

On configure le site dans le fichier de conf (remplacez xed par gedit sur Ubuntu) :

sudo xed /etc/apache2/sites-available/default-ssl.conf

Trouvez la ligne suivante :

DocumentRoot /var/www/html

Et mettez-y la racine de votre site (perso c’est /var/www).
Allez ensuite sur la ligne où l’on désigne les certificats, puis remplacez les chemins vers les chemins des deux fichiers créés par mkcert (attention, mettez bien le chemin complet, sans le « ~/ », donc avec /home/$user ») :

SSLCertificateFile	/etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.pem
SSLCertificateKeyFile /etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.key

SSLCertificateFile	/home/timo/.mkcert/localhost.pem
SSLCertificateKeyFile /home/timo/.mkcert/localhost-key.pem

Enregistrez le fichier et fermez Xed (ou gedit).

Activer le site

Il reste à activer le site dans Apache.

cd /etc/apache2/sites-available/

sudo a2ensite default-ssl.conf

Puis on relance le service Apache. Selon que vous utilisiez systemd ou pas, c’est l’un ou l’autre de ces deux commandes (prenez la première qui fonctionne) :

sudo systemctl restart apache2

sudo service apache2 restart

Si tout s’est bien passé, votre site est désormais actif sur le port 443, en HTTPS, et avec un certificat détecté comme valide (en vert et sans erreurs) : localhost:443 :

le site localhost est bien en vert avec le cadenas
Voilà voilà !

Sources de l’info

Les taxes et impôts ne sont pas le problème

lundi 7 janvier 2019 à 12:50

photo d’une annexe du palais de versailles
L’impôt tire son nom du fait qu’un peuple « s’impose » le fait de donner une partie de son revenu à l’État, en échange de quoi l’État s’occupe de la maintenance des infrastructures qui profitent à tout le monde : écoles, routes, hôpitaux, services publics, pompiers, police…

Avec les taxes, l’impôt constitue une rentrée d’argent pour l’État, qui sert ensuite à faire fonctionner tout le pays. Je pense que tout le monde sait ça, ou au moins peut le comprendre.

Vu tout ce qui se passe en ce moment (gilets jaunes, etc.) on peut penser que les gens ne veulent plus payer tout ça. Du moins, il s’agit de l’image que les médias à la con nous montrent, et celui que les politiciens veulent nous donner du mouvement contestataire.

À mon avis (toujours), personne ne voudrait retirer leur salaire :

Ni qu’on retire le financement :

Bref, au fond, l’impôt est basé sur un consentement à participer, selon ses moyens à maintenir le pays dans un bon état.

Personne ne peut être contre ça sans également être pour l’idée de ne plus profiter de tout ce que l’État fournit en retour.

Non. Le problème n’est pas l’impôt.

Mais…

Quand certains, sous prétexte qu’ils touchent des milliards, se permettent de ne pas payer leurs impôts grâce à l’évasion fiscale (100 milliard par an) et que l’État en est complice par son inaction, on peut, sous ces conditions, se demander si tout le monde est bien soumis à l’impôt et aux mêmes lois.

Le problème est là.

Quand on voit, par ailleurs, les élus toucher des salaires annuels à 6 chiffres, défiscalisés, tout en dormant sur leur lieu de travail où ils vont et d’où ils partent quand ils veulent, le tout avec chauffeur, logement, avion, hôtel, secrétaire payés sur les fonds publics, on se demande si ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, alors qu’en bas, le moindre centime est précieux.

Le problème est là.

Quand on voit que les mêmes élus cités plus haut se plaignent de ce même salaire à 6 chiffres défiscalisé (trop faible selon eux), et qu’ils sont obligé de manger des pâtes plusieurs fois par mois — entre deux pains aux chocolats à 0,10 € – ou qu’ils n’arrivent plus à payer la garde de leur enfants sans une augmentation de 25 % après seulement 1 an de travail (tel que décrit plus haut) alors que les gens normaux sont parfois au même salaire de misère depuis 30 ans à travailler de 7h à 19h tous les jours, on se demande sur quelle planète ils vivent, ces élus.

Le problème est là.

Quand on voit que la République dépense des millions d’euros pour que sa majesté le Sir Macron puisse offrir un service en porcelaine, des rideaux et un tapis à sa majesté Dame Macron, alors que des dizaines de milliers de personnes dorment dehors sur un bout de carton, on se demande pourquoi on appelle ce type encore « notre représentant ».

Le problème est là.

Quand on voit que certains députés, toujours les mêmes, sont en grande partie sous le coup d’une poursuite judiciaire, n’arrivent pas à justifier des dépenses, mentent, insultent, menacent ou juste tabassent des gens, on se demande si le prérequis pour être député est le CV ou le casier judiciaire.

Le problème est là.

On est gouverné par des gens qui ne savent pas vivre. Qui ne connaissent pas la vie des français « moyens ». Qui vivent dans leur monde, d’or et de diamants, un monde où ils ne payent rien. Qui n’ont jamais eu un autre travail que celui d’élu payé par le contribuable (et qui viennent ensuite faire des leçons aux soi-disant « assistés »).
On est gouverné par des gens qui laissent passer 100 milliards d’euros et ferment les yeux dessus, mais qui continuent quand-même de taper sur les plus pauvres (chômeurs, etc.), de faciliter le licenciement, de détruire le service public, de défoncer nos droits et acquis sociaux qui permettent justement aux plus pauvres de parfois — non pas vivre — mais survivre.
On est gouverné par des gens qui considèrent l’argent comme illimité et pour laquelle la réponse est systématiquement « le contribuable ».

Dans ces conditions là, le problème n’est pas l’impôt et les taxes : c’est ce qui en est fait.

Si on ne dilapidait pas des milliards en salaires honteusement élevé pour des gens qui ne savent rien de la France et de ses habitants, si l’État appliquait à lui-même les « efforts » qu’il demande de faire à chacun, si sa majesté le Sir Macron cessait de nous prendre pour des cons et commençait par donner l’exemple de ce qu’est la vie en 2019 en France dans un contexte d’austérité, d’efforts pour l’économie et le climat, on n’en serait peut-être pas là.

Et si il s’avère que le gouvernement demande, dans ce contexte, encore une fois de plus, aux gens plus honnêtes, plus économes, plus responsables et plus pauvres qu’eux de devoir s’acquitter d’une nouvelle taxe, oui, le vase déborde et c’est normal.

Références :

image d’en-tête de Eos Clio