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Radicalisation - Staircase model (est-ce qu'il existe une étude sur frustration et radicalisme)

mardi 15 octobre 2019 à 10:33

Je cherchais il y a quelque temps s'il existait une étude avec le thème suivant

"La tendance humaine qui emmène d'une frustration, quelle qu'elle soit et quel que soit le sujet, au radicalisme/extrémisme" ?

Pas trouvé (encore).  Mais j'ai découvert le "Staircase model".  Here it is:

Staircase model

en.wikipedia.org wiki Staircase_model.jpg
en.wikipedia.org

Et un article Québécois qui en parle: sur ce blog
Source de l'image du blog : Gendarmerie royale du Canada. (2016). Guide de sensibilisation – Radicalisation menant à la violence.

Les racines de la radicalisation

sciencepresse.qc.ca racines-radicalisation.jpg
sciencepresse.qc.ca

Pas encore de réponse à ma question *con* mais ça avance et l'article est intéressant, je le cite pour décrire/expliquer l'image:

Le niveau 0 est celui de la privation relative dans laquelle se situe la très grande majorité de la population d’un groupe social. Cette étape représente l’occasion pour la personne de mener des actions constructives pour améliorer le sort de sa communauté.

Par contre, l’individu qui se rend au niveau 1 perçoit que plus aucune option légale pour améliorer sa condition ou celle de son groupe ne semble possible. Cette perception de cul-de-sac crée un sentiment de colère et d’agression projetée vers les « autres », ceux qui, selon lui, empêchent lui-même ou son endogroupe de s’épanouir (niveau 2).

Les plus vulnérables à cette colère passent au niveau suivant. Attiré par les discours incendiaires de leaders « obscurantistes », le jeune adulte s’engage dans une vie parallèle, s’isolant de plus en plus de sa famille et de ses anciens amis (niveau 3).

En adoptant certains comportements (ex. : se raser la tête chez les néonazis, porter la barbe ou le niqab chez les islamistes), il se coupe du monde extérieur en s’affiliant à un cercle restreint d’individus partageant une morale commune. Avec le temps, l’individu subit un endoctrinement, assimilant une vision rigide et manichéenne du monde qui considère que la fin justifie les moyens (niveau 4).

Peu à peu, l’individualité de chacun s’efface devant l’influence sociale * du groupe, celui-ci devenant de plus en plus intolérant envers la moindre remise en question. Prise en étau, la personne se conforme pour éviter tout conflit ou rejet de la part de ses congénères. Les membres les plus engagés du groupe apprennent à désinhiber leurs pulsions violentes au point de n’éprouver plus aucune empathie envers les victimes qu’ils pourraient faire (niveau 5).

L’exagération de la distance émotionnelle entre le nous et le eux est justifiée intérieurement par les mythes nourris par l’idéologie radicale : le radicalisé est prêt à commettre l’irréparable.